Infinix, Vulgarisation scientifique, BD, Vendredi Lecture, Dunod

[Vendredi Lecture] : Découvrir le monde quantique avec la BD Infinix

Infinix, de l’infini cosmique à l’infini quantique en BD

 

Infinix, Vulgarisation scientifique, BD, Vendredi Lecture, Dunod

Une nouvelle chronique de livre de vulgarisation scientifique pour aujourd’hui ! Je vous propose de découvrir une nouvelle BD de vulgarisation scientifique. Il s’agit d’Infinix de Laurent Schafer, aux éditions Dunod.

Il y a quelques temps, je vous avais déjà présenté Quantix, du même auteur. Cette première BD était vraiment dédié aux mystères de la physique quantique. Avec Infinix, on élargit le mystère et on plonge dans l’infiniment grand et l’infiniment petit ! Certes Infinix n’est pas la suite de Quantix, mais c’est une très bonne complémentarité !

Nous retrouvons les personnages très sympathiques que nous avions découverts dans Quantix. Ces héros se promènent dans notre monde, mais font des incursions curieuses et passionnantes dans le monde de l’infiniment grand et l’infiniment petit…

Infinix, une BD de vulgarisation scientifique idéale ?

 

Infinix, la découverte de certains mystères de la physique

Les mystères de l’Univers et de l’infiniment grand

Contrairement à Quantix, qui présentation plus particulièrement le monde quantique et l’infiniment petit, Infinix nous plonge dans l‘infiniment grand et les mystères de l’Univers. Tout un chapitre est notamment dédié au temps dans l’Univers. Quelle heure est-il dans l’Univers ?

Cela permet à Laurent Schafer de nous reparler de la relativité du temps et de tous les paramètres qui peuvent influer sur lui (la vitesse, la gravité…). Ce chapitre très imagé et très intéressant permet de découvrir pourquoi il y a des décalages. Ces décalages semblent évidents lorsque l’on pense à deux points éloignés de l’Univers, mais pourtant, pas la peine d’aller aussi loin ! Il suffit juste d’être au pied du Mont Blanc… Montez une horloge (très , très, très précise l’horloge) au sommet des 4807m et laissez-en une autre en bas. Regardez la différence… Bluffant non ?

Heureusement, pas la peine de réserver votre billet de train dans l’immédiat, il vous suffit juste de lire la BD !

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Les mystères de la physique quantique

L’infini quantique… Une sorte de monde rempli d’illusions, presque de magie…  Un monde qui pose beaucoup plus de questions qu’il n’offre de réponses. Un monde vraiment fascinant où je finis par me demander si tout cet Univers, si toutes nos actions sont bien réelles. Tout est-il finalement prédéterminé ? Tout suit-il la loi du « chat de Schrödinger » ?

Infinix nous fait entrer dans les mystère de la physique quantique. Un monde où le vide… n’est finalement pas si vide ! De l‘énergie apparaitrait même spontanément, alors, que, nous sommes bien d’accord, normalement c’est strictement interdit de créer de l’énergie à partir de rien. D’ailleurs Superman et Harry Potter ont été renvoyés. Laurent Schafer essaie de mettre un peu d’ordre dans ce bor…del (pardon pour l’expression) qu’est cet univers quantique. C’est d’ailleurs comme cela, que nous découvrons l’antimatière et tout un joyeux petit monde (des photons, des positrons, des électrons…). C’est un charmant bazar qui est en perpétuel mouvement dans un bouillon qui n’a aucun sens connus…

Heureusement, nous découvrons que plusieurs grands hommes scientifiques essaient d’y mettre un peu d’ordre. Ce qui nous permet de faire la connaissance, entre autres, du grand Feynman.

Le monde quantique se finit avec un chouette épilogue sur le vide quantique et la naissance de l’Univers. Un autre bel exemple de vulgarisation scientifique au beau milieu de l’océan. Un passage qui fleure bon l’exotisme, le voyage et l’été !

 

 

Infinix, un bel exemple de vulgarisation scientifique

Faire passer des messages de manière décalée

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Dans cette BD, nous retrouvons bien la patte de Laurent Schafer qui explique des sujets parfois complexes grâce à plusieurs astuces.

Infinix offre ainsi beaucoup d’humour. Les personnages sont, certes parfois un peu stéréotypés, mais ils sont attachants. Ils font parfois des jeux de mots et se retrouvent dans des situations plus ou moins coquasses.

Les dessins sont très importants. Ces visuels permettent de mieux comprendre les concepts, ils illustrent les notions, notamment celle de la relativité générale. Le voyage est également très présent dans Infinix. Laurent Schafer nous transporte à travers le cosmos, à la découverte de charmantes nouvelles espèces, telles que les ZGmox ou, plus près de nous, nos courageux colons, bien arrivés sur Mars.

 

De la médiation scientifique… dans une BD de vulgarisation scientifique

Je suis très contente car il y a plusieurs focus sur les trous noirs, objets célestes que je trouve fascinants. Nous voyageons à la vitesse de la lumière, ce qui nous permet de faire des bonds dans le passés, surtout lorsque nous commençons à observer le cosmos et les astres lointains.

Ces sujets de l’histoire de l’Univers et du Big Bang sont très bien traités, avec un bel exercice de… médiation scientifique ! Nos amis vont en effet visiter un musée, qui ressemble un peu à un museum d’histoire naturelle. Une guide présentera l’exposition et nos héros serviront de médiateurs avec les lecteurs, en posant des questions plus ou moins naïves permettant d’avoir plus de détails et d’explications.

Infinix est donc un très bel exercice de vulgarisation scientifique. La BD offre des images pour ceux qui ont besoin de visuels pour bien comprendre les notions scientifiques, mais aussi des texte pour les expliquer. Nous y trouvons aussi de la culture scientifique, avec un peu d’histoire des sciences et une présentation de grand.e.s scientifiques qui ont fait des avancées et des découvertes dans la physique quantique et dans l’infiniment grand. Eh non, il n’y a pas qu’Einstein !

Et bien sûr, l’histoire elle-même est un plus. Les personnages sont surtout là pour aider à faire passer les messages. Nous finissons par nous attacher à eux et nous avons envie de les suivre dans leur découverte des mondes cosmiques et quantiques…

 

Infinix, une BD pour (re)découvrir la physique

Bien que la vulgarisation scientifique soit très bien menée, Infinix reste quand même une BD parfois un peu ardue. Cela m’est arrivé d’essayer de la lire le soir, lorsque j’étais fatiguée et ce n’est pas toujours facile à suivre et à comprendre. Il vaut mieux être attentif, s’accrocher et surtout avoir quelques bases en physique.

Infinix est, à mon sens, très intéressante pour des scolaires, niveau lycée. C’est également possible de l’utiliser comme support pour des cours multi-disciplines. Elle me semble ainsi indiquée pour des doubles cursus, tels que physique-français ou physique-arts plastiques. Les élèves pourront ainsi découvrir comment « fonctionne » une BD : la création du scénario, des planches, le déroulé de l’histoire, le style choisi, les dessins… Tout en travaillant, bien sûr, sur les aspects de la physique. Les élèves comprendront et découvriront des concepts, des formules, des équations… de façon simple et décalée.

Finalement, cette très bonne BD de vulgarisation scientifique est une bonne manière de réconcilier les réfractaires des sciences avec la physique.

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Avez-vous lu Infinix ? Que pensez-vous de cette BD de vulgarisation scientifique ?

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